Les artistes

Les artistes

Rachel Schlumberger

√ La queue du renard, 71800 Dyo   √ http://www.rachel-schlumberger.fr/   √ Expo à la maison ouverte sur rdv

au travail

Titulaire d’une Licence en Arts Plastiques, Rachel Schlumberger est installée à Dyo depuis 2000.

Son travail comprend deux volets :

♣    D’une part les bijoux fantaisie à base de fils de maillechort entremêlés et enroulés où s’intègrent des perles ainsi que toutes sortes de plumes, toutes d’origine naturelle. C’est un travail qui demande de la précision et de la patience. La plume est un matériau fabuleux dont les couleurs et les formes sont extrêmement variées et les irisations subtiles. Les plumes sont beaucoup moins fragiles que l’idée que l’on s’en fait, n’oublions pas que les poules et les oiseaux se roulent dans la poussière et supportent la pluie… Rachel crée ainsi des colliers, bracelets et boucles d’oreilles, des broches tout en couleur et en douceur.

♣    D’autre part les sculptures en métal de récupération dont l’inspiration est avant tout figurative et essentiellement animalière. Elle travaille sur le mouvement, l’attitude qui va donner vie à l’animal. Parfois cela ne tient pas à grand-chose, un petit rien peut faire toute l’expressivité : la courbe d’un cou, l’orientation de la tête, un œil en creux ou bien globuleux donneront selon les cas, un air taquin, hautain ou encore agressif. L’animal ne doit pas être statique. « C’est l’objet qui me guide, j’essaie d’intervenir le moins possible sur la forme de l’objet et de l’utiliser au maximum pour ce qu’il est. Il arrive bien sûr que j’aie à tailler, à tordre un peu….mais le moins possible et jamais si la forme première de l’objet doit en pâtir.     S’il est important pour moi que l’on puisse reconnaître les outils ou les divers éléments que j’ai utilisés ; la forme globale de l’animal doit cependant s’imposer au premier abord. »

Pascal Lemoine

√ Le Vieux Bourg, 71800 Dyo   √ http://www.pascal-lemoine.fr   √ Expo à la maison ouverte sur rdv

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Ne lui demandez pas combien de temps lui est nécessaire pour réaliser une œuvre, lui-même ne le sait pas. Souffleur de verre au hameau du Vieux-Bourg, il ne compte pas les heures passées à regarder, à nettoyer puis à façonner le bel objet. Dans son lieu d’exposition ouvert au public sur rendez-vous, chaque pièce est unique. « Je ne travaille pas sur commande, explique-t-il avec beaucoup de franchise. On aime mes œuvres ou on ne les aime pas. Mais ce sont les miennes et j’en suis fier. »

Dans son atelier, l’homme laisse mûrir les choses et s’il ne sait pas exactement au départ à quoi ressemblera la pièce terminée, il en connaît la direction. « Je vis la création, murmure l’artiste. Les choses interagissent, je mets en place des accidents. J’essaie de faire de chaque situation d’échec une petite merveille. »

Du premier coup de main à la touche finale, les étapes sont nombreuses pour arriver à ce magnifique résultat. L’une des plus importantes étant le soufflage du verre en fusion dans un creuset, où la température peut varier entre 1 120 et 1 200° C. Une étape qui ne se déroule pas dans le Brionnais mais à proximité de Limoges, où Pascal Lemoine loue un four exclusivement réservé aux artistes de sa trempe. Il y ajoute ensuite des chutes de porcelaine mélangées à l’eau, une cuisine qui lui est propre. Il sable ensuite la pièce afin de l’éroder et de lui sa translucidité. On peut alors apercevoir des nuances de couleurs qui proviennent de sa technique de soufflage. « Les personnes qui connaissent mon travail peuvent reconnaître une de mes pièces parmi des dizaines d’autres. Elles ont une écriture qui m’est propre. »

François Senechal

√ Les Jean Valets, 71800 Dyo   √ http://www.francois-senechal.fr/   √ Expo à la maison ouverte sur rdv

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« Je suis esclave de la photo. C’est elle qui m’appelle et qui me dit “prend moi”. » D’entrée, le ton est donné. François Sénéchal est un personnage atypique. Enfant, il rêvait d’être garde forestier, mais au fur et à mesure de ses visites dans les galeries de peinture parisiennes, il s’est découvert une autre passion. Celle de la photographie. Et c’est désormais avec un appareil photo en main qu’il écume les zones périurbaines du monde entier.

« Je suis passé par l’École nationale de photographie (Louis-Lumière), dite à l’époque École de Vaugirard. Je le mentionne sur mon curriculum vitae ; cela fait sérieux ! Mais je sais, moi, que l’essentiel de ma formation vient de la fréquentation des cinémathèques ou des musées. » Au printemps 2012, ce Dyotois d’adoption s’est envolé pour la Palestine, d’où il est revenu avec de nombreux clichés. « Mais ceux qui sont un peu habitués à mes expositions le savent bien, il ne s’agit absolument pas d’un reportage photo, explique-t-il pour lever tout soupçon de confusion. J’ai fait mes photos à Ramallah ou Jérusalem comme j’ai fait mes photos à Lisbonne, La Havanne ou La Clayette… Ce qui n’empêche pas que, pour moi, elles soient toutes imprégnées d’une émotion de leur lieu. »